Nikolaï Maslov

Nikolaï Maslov est né à Novossibirsk (Sibérie) en 1954. Son grand père, un paysan illettré fait partie des victimes du NKVD, le Commissariat du peuple à l'Intérieur, institution qui gérait le goulag et organisait les purges staliniennes. Son père était responsable d’un relais radio. 

 

Il a passé sa jeunesse en Sibérie, fait son service militaire en Mongolie pour ensuite vivre en exerçant des métiers manuels pour gagner sa vie mais en ne délaissant pas sa vocation artistique. Il a connu des moments sombres noyés dans l’alcool et en hôpital psychiatrique. 


En 2000, il pousse la porte de Pangloss, la librairie moscovite d'Emmanuel Durand, qui vient de publier Astérix en russe. Il lui montre ses planches et lui demande de l'aider à mener à bien le travail de mémoire qu'il a entrepris tout seul. Le soutien du libraire-éditeur lui permet de quitter le poste de veilleur de nuit qu'il occupait jusque-là et d'achever son livre. 


La bande dessinée « Une jeunesse soviétique » paraît en juin 2004. Ensuite, la France l’a accueilli à La maison des auteurs afin de réaliser  « Les fils d’octobre », sa deuxième bande dessinée parue en 2005.


Nikolaï Maslov vit à Moscou avec sa femme et ses deux filles.


En 2003, Emmanuel Carrère a réalisé un film sur la Russie, Retour à Kotelnitch, dont l'atmosphère n'est pas sans rappeler celle d'Une jeunesse soviétique. 

Dans ce premier volet de Il était une fois la Sibérie, Nikolaï Maslov, raconte l’histoire passionnante d’une terre qui fut longtemps, bien avant les camps tsaristes et soviétiques, synonyme de liberté et d’indépendance pour les différents peuples qui s’y étaient installés. 

Après Une jeunesse soviétique et Les fils d’Octobre, Nikolaï Maslov est de retour avec le premier tome d’une histoire de la Sibérie. Maslov (que l’éditeur baptise Nicolaï, avec un « c », sur la couverture) est un auteur quelque peu miraculeux. Dans son pays, la Russie, la bande dessinée est encore une expérience rare. Lui-même y est venu sur le tard, nourri des quelques lectures de Corto Maltese qui le décidèrent, un jour des années 2000, à tenter sa chance et à pousser la porte d’une librairie-maison d’édition moscovite tenue par un Français. Maslov portait sous le bras les premières planches de ce qui allait devenir Une jeunesse soviétique, son premier album. Le récit autobiographique et désenchanté d’une enfance et d’une adolescence sibériennes dans « le vide à pleurer » d’une contrée encore sauvage, marquée par les injustices du régime soviétique et l’omniprésence de ce fléau qu’est l’alcool, dont il résumait les ravages par une simple phrase : « Un verre rempli à ras bord, voilà la meilleure réponse à toutes les questions ». Remarqué par les lecteurs français, Nikolaï Maslov s’est depuis lancé dans un projet ambitieux : raconter en trois volumes l’histoire passionnante de sa terre d’origine, la Sibérie, où il est né en 1953. Petit-fils d’un paysan sibérien victime des crimes staliniens, fils du responsable d’une station de radio installée à Novosibirsk, Nikolaï Maslov remonte jusqu’aux premiers temps de cette contrée sauvage et longtemps synonyme de liberté pour tous les peuples qui décidèrent de s’y installer, loin des diktats du pouvoir central russe. La Sibérie d’avant les camps tsaristes et soviétiques vit défiler des soldats, des bagnards, des aventuriers, des hérétiques, des orpailleurs, mais aussi des idéalistes en quête d’absolu qui y trouvèrent de quoi se bâtir un destin nouveau.

Maslov raconte les premiers peuples, leur relation si particulière avec la nature, leurs mœurs et leurs croyances, puis l’installation des premiers Cosaques et des Streltsy, les heurts avec les indigènes, la construction des premiers fortins, avant-postes du pouvoir russe dans cette région si loin de tout. Il évoque aussi sa jeunesse, les jeux avec ses copains dans la neige, les premières cuites, la vie paisible et heureuse dans le deux-pièces de service situé tout près de la station de radio dont s’occupait son père. On retrouve le dessin plein de charme et de maladresse de l’auteur, réalisé au crayon de papier, dans un noir et blanc sobre et sans effets inutiles. Nikolaï Maslov poursuit sa route tranquillement, à l’écart des modes et des tendances, tenant d’un style graphique qui apparaîtra peut-être dépassé à certains mais qui donne une force de vérité et de sincérité poignante à son travail.

Retrouvez toutes les vidéos de la Datcha Kalina sur Youtube.

Cliquez sur le lien

Youtube/DatchaTV

Retrouvez-nous sur :

Blog Datcha Travel

Datcha Travel propose

 

Voyage chez les vieux croyants de Sibérie avec stage de polyphonie

 

Marseille - Moscou - Oulan-Oudé - Tarbagataï

 

8 jours/7 nuits

17-24 Juin 2017

+

 

Nos coordonnées

Datcha Tavan 

(accueil, permanence, cours de russe, Datcha Shkola )

17 rue Emile Tavan, porte 1

13090 Aix-en-Provence

Voir les horaires de permanence

Veuillez confirmer votre visite

au 06 48 30 16 25

ou par mail tokovaya.datcha@gmail.com

 

La Datcha Kalina

315, Chemin des Petites Fourques 13510 Eguilles

04 42 92 68 78 

06 20 97 35 68

Email : contact@datcha-kalina.com

N'hésitez pas à utiliser notre formulaire de contact.

 

Patagez-le site sur :

PARTENAIRES

+

ON AIME

Sorties Russes

Partagez avec nous des moments agréables!

Films, conférences, sorties etc.

 

Je jette un oeil

Inscription à la NEWS LETTER

Ne manquez plus aucun évènements!